Vie en solo
- 7 juil. 2018
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Je vis assez bien ma vie de 2010 à 2013 en solo…
Même si ces trois années ont plutôt servi à soigner mes plaies de cet espace vide que l'autre comblait…
Du couple au célibat…
Ouf! Ça s'apprend pas en un claquement des doigts vivre libre. Surtout que partout où j'allais, je voyais des couples heureux comme si avant j'en remarquais moins. Ces baladeurs mains dans la main me donnaient un coup de déprime passagère.
L'idée de m'engager dans une nouvelle relation amoureuse comportait certains risques d'échecs. Je n'étais pas prêt pour affronter ma transitude du corps à nu dans l'intimité.
Et cette fameuse question: qui aimera mon corps trans, qui l'acceptera sans sous-entendu de l'ancien… Qui me verra comme un homme dans son entier sans évoquer la transition, comme figure du moi authentique??? Un gros nuage gris au-dessus de ma transitude, suis-je condamné au célibat ?
Une chose surprenante, c'est qu'au bout de quelques mois d'absence de l'autre, je me suis adapté au silence. Mon ex en était incapable… Elle avait un besoin constant de bruit dans son environnement. Elle dormait toujours avec le téléviseur allumé. Elle l'ouvrait au salon dès son levé, la télé fendait le silence toute la journée. Il lui arrivait même d'oublier de le fermer quand elle quittait l'appartement… Pourquoi cette nécessité de combler le vide? Peut-être que je n'étais pas un grand jaseux, elle peuplait le lieu de causeries ou simple peur d'être seule, j'en sais rien… Je me suis rendu compte à quel point cette habitude m'avait parasité l'existence… J'avais développé un sommeil léger, je me réveillais souvent aux sons fluctuants du téléviseur… J'ai retrouvé un sommeil réparateur depuis...
Si j'ai allumé ma télé vingt heures depuis son départ, c'est mon record… C'est un objet qui accumule la poussière chez moi... J'ai appris à me plaire de ma propre compagnie...
Là, tout à coup, je pouvais m'entendre penser… Je constatais que j'avais besoin de faire un grand ménage dans cette boîte crânienne… Oust! le négatif de cet espace trop étroit pour loger ce style de maximes...
Il était temps de faire face à mon débat intérieur, ce démêler entre le moi et le monde extérieur… C'est à travers ce dialogue que j'ai entendu mes plus grandes frayeurs des présentations et des rencontres futures de l'homme trans… Trois années où je rentrais dans un vécu social intense si différent de l'ancien… Ce qui fût un défi de m'accepter comme personne trans dans la première partie de ma vie, en fût un de grande taille de développer mon estime personnelle trans… L’estime de soi est le sentiment favorable qu’une personne éprouve envers ce qu’elle est. Maintenant, je devais en convaincre le reste de la société, pas une mince affaire dans le contexte de société où la transitude n'est pas vue du bon œil...

Ce n'est qu'un au revoir jusqu'au prochain post...






















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